Les hormones sexuelles

Les hormones type stéroïdes sont produites par les ovaires ou les testicules (en fonction du sexe de l’individu), ou par les glandes surrénales. Caractérisé comme liposoluble, c’est-à-dire solubles dans les graisses, ces stéroïdes possèdent une petite masse moléculaire, ce qui leur permet de circuler librement dans les cellules cibles. Leurs récepteurs sont nommés “intracellulaires”. Les stéroïdes se fixent sur l’ADN et permettent l’activation ou la répression des gènes.

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Schéma du fonctionnement d’une hormone stéroïde

D’après des études réalisées par le scientifique Simon Baron-Cohen, qui doivent être encore prouvées, les hormones agiraient comme un produit toxique sur le corps humain. En effet, ce savant a étudié le taux de testostérone (un type de stéroïde) dans le liquide amniotique des nouveaux-nés et a découvert qu’un taux élevé de cette hormone engendre une capacité verbale réduite chez les garçons. Cela suggère que les stéroïdes sexuels peuvent affecter les gènes et pourraient jouer un rôle dans la création de troubles autistiques chez un individu, notamment en modifiant la croissance des neurones et des synapses. Cela expliquerait également pourquoi les garçons sont majoritairement touchés par l’autisme.

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Le cerveau

Voir dans « lexique » : Fonctionnement des synapses

Le cerveau des individus autistes possèdent des aires frontales plus volumineuses que la normale. Ces aires correspondent à la faculté de lire les expressions du visage des personnes que l’on regarde. En conséquence, les neurones situés dans les aires limbiques (responsables de la mémoire et des émotions), sont plus petits et plus nombreux.

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Comparaison de la taille de deux cerveaux

Contrairement à celui d’une personne normale, le cerveau autiste possède de mauvaises connexions synaptiques entre les différentes aires le composant. Dans le lobe frontal, les neurones sont dispersés et peu reliés entre eux, ce qui provoque une incompréhension des expressions faciales et donc l’impossibilité des personnes autistes de décrypter les sentiments des personnes les entourant. Au contraire, dans les aires limbiques, le rapprochement des neurones leur permet de mieux fonctionner. Cela pourrait être l’une des raisons du mal-être des personnes autistes et de leurs difficultés à canaliser leurs émotions.

Récemment, des chercheurs ont mis en cause un gène dans le dysfonctionnement des synapses : SHANK3. Situé sur le chromosome 22, il sert à former les terminaisons synaptiques. Hors, chez les personnes autistes, ce gène mute et empêche les messages de circuler.

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Emplacement de Shank3 sur le chromosome 22