Voir dans « lexique » : Fonctionnement des synapses
Le cerveau des individus autistes possèdent des aires frontales plus volumineuses que la normale. Ces aires correspondent à la faculté de lire les expressions du visage des personnes que l’on regarde. En conséquence, les neurones situés dans les aires limbiques (responsables de la mémoire et des émotions), sont plus petits et plus nombreux.

Comparaison de la taille de deux cerveaux
Contrairement à celui d’une personne normale, le cerveau autiste possède de mauvaises connexions synaptiques entre les différentes aires le composant. Dans le lobe frontal, les neurones sont dispersés et peu reliés entre eux, ce qui provoque une incompréhension des expressions faciales et donc l’impossibilité des personnes autistes de décrypter les sentiments des personnes les entourant. Au contraire, dans les aires limbiques, le rapprochement des neurones leur permet de mieux fonctionner. Cela pourrait être l’une des raisons du mal-être des personnes autistes et de leurs difficultés à canaliser leurs émotions.
Récemment, des chercheurs ont mis en cause un gène dans le dysfonctionnement des synapses : SHANK3. Situé sur le chromosome 22, il sert à former les terminaisons synaptiques. Hors, chez les personnes autistes, ce gène mute et empêche les messages de circuler.

Emplacement de Shank3 sur le chromosome 22